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La Femme de Ménage-Retour sur l'adaptation d'un phénomène littéraire !

  • Photo du rédacteur: Thibault Jeanroy
    Thibault Jeanroy
  • 8 janv.
  • 3 min de lecture
Amanda Seyfried et Sydney Sweeney dans La Femme de Ménage
Amanda Seyfried et Sydney Sweeney dans La Femme de Ménage

C’est un phénomène littéraire qui prend vie à l’écran, et pas n’importe comment !

Le premier tome du roman phénomène de la mystérieuse autrice Freida McFadden, sorti en décembre dernier, fait aujourd’hui un véritable carton au box-office.Et d’ailleurs, à l’heure où nous écrivons ces lignes, la suite est déjà lancée, avec la même équipe aux commandes !

On rappelle qu’il existe au total quatre livres, tous centrés sur l’héroïne Millie Calloway et ses péripéties au service de riches particuliers qui sollicitent ses compétences. Des expériences professionnelles qui, à travers de multiples déboires, vont l’amener à faire des rencontres déterminantes.


C’est donc Paul Feig (Mes meilleures amies, L’Ombre d’Emily, ou encore le remake de SOS Fantômes) qui hérite de la lourde tâche de transposer ce roman à l’écran.


UNE ADAPTATION RÉUSSIE ?


En soi, le roman est ce qu’il y a de plus efficace dans son genre pour tenir le lecteur — et ici le spectateur — en haleine jusqu’à la dernière page. L’écriture est simple, tout est explicite, tout n’est que mystère ; et plus on avance, plus les révélations se font palpitantes et finement trouvées. Quant aux tenants et aboutissants, Freida McFadden est devenue maître dans l’art de bousculer son public en une seule phrase explicative.


Concernant le film, on pourrait difficilement imaginer adaptation plus fidèle. Millie, l’héroïne incarnée par Sydney Sweeney, correspond au détail près au personnage décrit dans le roman. Même constat pour les décors de la maison Winchester, ainsi que pour l’ensemble des personnages secondaires.


Certaines scènes et certains détails sont repris à l’identique du livre, tandis que d’autres segments sont volontairement raccourcis — notamment tout ce qui se trame autour du personnage d’Enzo, réduit ici à quelques apparitions disséminées au fil du récit.

Ainsi, sans prétendre être le thriller de l’année, La Femme de ménage a le mérite de respecter le style énigmatique de son autrice et de transposer à l’écran cette même atmosphère toxique.


CE QUE LE FILM VEUT NOUS DIRE


Pour ce qui est du scénario et de ce qu’il met le plus en avant, un élément domine : l’homme.

Le personnage d’Andrew Winchester, mari riche, aimable et apparemment bienveillant, soutient sa femme dans ses accès de colère injustifiés et permet à la femme de ménage de prendre ses aises dans la maison. Si l’intrigue est presque exclusivement portée par des personnages féminins, la présence masculine d’Andrew — et ses regards lourdement séducteurs — pèse constamment sur l’audience.


Là où le roman se concentre davantage sur la réinsertion sociale de Millie, Paul Feig choisit de faire de Millie, de Nina, et de toutes les femmes présentes en arrière-plan, les victimes d’un homme possessif qui use de son charme pour les enfermer dans sa vie et ses règles.

Aurait-on alors affaire à un scénario misogyne ? Ou féministe ?À vrai dire, Feig se rattrape lors du final, redonnant tout son sens à l’intrigue et au parcours des deux femmes, tout en conciliant narration cinématographique et respect du matériau littéraire.

Finalement, La Femme de ménage s’apparente davantage à un téléfilm efficace, pensé pour provoquer des réactions, qu’à une œuvre réellement audacieuse. Ce premier volet donne surtout l’impression de servir de pilote, destiné à tester si le public — lecteur des livres ou non — sera au rendez-vous.


Pour l’instant, on s’en tient donc à une transposition fidèle et concise des mots de McFadden, sans véritable élan de mise en scène ni prise de risque notable. Reste à voir si la suite saura se montrer plus audacieuse, ou si elle restera collée à son support de base.


À suivre.


Voir la bande-annonce



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