Avatar Fire and Ash- Quel bilan depuis la sortie du premier opus..?
- Thibault Jeanroy

- 10 janv.
- 3 min de lecture

Et encore le milliard de dollars atteint pour James Cameron ! Le réalisateur de Titanic et Terminator est devenu le premier réalisateur de l’histoire à avoir quatre films qui dépassent ce seuil, un pari encore relevé, néanmoins si la saga Avatar reste un indiscutable grand spectacle, du fait que Cameron continue d’étendre l’univers de Pandora, on ressent comme un ventre mou dans son histoire…
AVATAR… QU’EN RETIENT-ON ?
Le premier opus, sorti en 2009, avait un réel intérêt politique, et un vrai sens écologique et visuel, en plus de sa position de blockbuster très coûteux à l’univers inédit…
Le second, La Voie de l’Eau, avait quelque chose d’intrigant à nous proposer, entre la partie aquatique et l’évolution des protagonistes depuis le climax du premier volet — la transition de Jake Sully d’humain à Na’vi, son couple avec Neytiri — bref, le potentiel établi avec le film numéro 1 avait de quoi nous enchanter…
Puis vient De Feu et de Cendres, qui se déroule peu de temps après le précédent film. La famille Sully est endeuillée par le décès de Neteyam, la place de Spider est remise en cause, tant sa condition le met en danger… Et c’est là qu’intervient le peuple du feu, tandis que l’éternel Quaritch est toujours déterminé à reprendre son rôle de père auprès de Spider.
Que retient-on de ces trois films pour l’instant ?L’évolution d’une famille, d’un ancien marine devenu chef d’un peuple, d’un conflit entre deux populations, d’une histoire de vengeance…
Oui, James Cameron avait beaucoup de quoi remplir sa trilogie, mais finalement, maintenant que le troisième opus est sorti, Avatar est-elle une saga pertinente, ou doit-elle tout à ses effets spéciaux qui écrasent toute concurrence ?
AVATAR 3… QUOI DE NOUVEAU ?
Et pourtant, on y retrouve toutes les thématiques qui ont fait évoluer le cinéma de Cameron depuis 30 ans maintenant. Sa fascination pour les fonds marins, bien entendu, reste un spectacle exceptionnel ; l’évolution de la femme, en second temps, Cameron réserve toujours une place particulière aux femmes dans chacune de ses histoires (généralement situées dans le futur), et comment ne pas évoquer les machines, toujours sources de problèmes… Ou plus précisément l’intelligence artificielle, qui, selon ses scripts, a de grandes chances de nuire au système…
Cependant, tous ces sujets trouvaient une certaine place dans les deux premiers Terminator, ou même Aliens, le Retour. Cependant, dans Avatar 3, Cameron semble obnubilé par son désir de repousser de nouvelles limites technologiques, et le scénario n’est pas ce qu’il y a de plus remarquable… On en retient un recyclage des deux précédents films, avec l’intervention du peuple du feu et de sa vedette, l’antagoniste Varang. Mais est-ce cela qui nous reste le plus en mémoire ? Entre ça et l’omniprésence de Quaritch, toujours aussi déterminé à prendre sa revanche sur Jake, les 3 h 17 de Fire and Ash paraissent bien longues.
Pandora est une planète que nous connaissons assez bien désormais, ainsi que ses règles. Cameron n’a donc plus grand-chose à nous apprendre là-dessus ; il lui faut donc conclure les intrigues lancées, car oui, comme déclaré par Cameron lui-même, Avatar 3 est une conclusion à la première trilogie, les deux prochains opus seront des histoires différentes.
Et ce qui sert de conclusion n’est pas le plus marquant : un final spectaculaire, bien entendu, touchant, mais grandement similaire aux fins des deux précédents Avatar, finalement…
La finalité de tout cela est bien fine pour une saga aux ambitions démesurées.
Spectaculaire à défaut de rester dans les mémoires est ainsi qu'on pourrait résumer ce Avatar Fire and Ash....
Le film est toujours disponible en salles
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