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Marche où Crève-Critique! Quand souffrance et violence ne font plus qu'un !

  • Photo du rédacteur: Thibault Jeanroy
    Thibault Jeanroy
  • 21 oct. 2025
  • 3 min de lecture
Cooper Hoffman et David Jonsson dans Marche Où Crève

Marche Où Crève de Francis Lawrence


À l’origine, on allait voir cette nouvelle adaptation de Stephen King sans en attendre grand-chose, certaines adaptations récentes comme le ridicule The Monkey de Oz Perkins, ou Le Croque-Mitaine, oubliable, de Rob Savage nous ont fait reculer, mais comme des merveilles peuvent exister (Life of Chuck de Mike Flanagan), sait-on jamais…


Un postulat de départ alléchant


En effet, Marche ou Crève, réalisé par Francis Lawrence (bien que Frank Darabont, spécialiste des adaptations de King, ait failli s’y atteler) — l’homme derrière les Hunger Games — se concentre sur un groupe de jeunes hommes uniquement, qui vont devoir effectuer une très longue marche à travers l’Amérique jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un ! À l’arrivée, une grosse somme d’argent est prévue, et un vœu à faire.

Évidemment, tout cela n’est pas sans risques : si un candidat ne peut plus poursuivre la marche, il est sauvagement abattu par les militaires qui suivent le parcours, prêts à suivre les consignes à la lettre. Jour et nuit, cinquante candidats vont marcher sans s’arrêter.


Comme on le disait, la base est intéressante, mais il restait à voir comment Lawrence allait s’emparer du projet, lui qui a déjà un certain savoir-faire pour adapter des récits dystopiques où il est question de vie ou de mort, de sacrifices, de stratégies et plus encore. Et effectivement, on ne se trompe pas sur ce point !


UN RÉCIT VIOLENT ET ENGAGEANT


La plus grande force de cette nouvelle adaptation est sans aucun doute les protagonistes, et la peur de les voir échouer. Le film ne préserve d’ailleurs pas les âmes sensibles, le titre parle de lui-même : c’est un film impitoyable. Plus le film avance, plus les corps et des mares de sang décorent la route, et comme on le disait, on est aux premières loges pour constater à quel point Francis Lawrence est fidèle à l’esprit viscéral du roman.


Tout cela désigne bien évidemment une Amérique noircie par la violence et la dictature actuelle. Certes, l’intrigue se déroule dans un futur approximatif, mais ce qu’elle renvoie n’est guère éloigné de l’actualité, et bien entendu l’Amérique de Stephen King est toujours assez proche de son évolution géopolitique.


Mais hormis la barbarie qu’on retiendra principalement, l’équation compte aussi des héros tous solides et bien développés, qui partagent bien plus qu’une marche et des valeurs communes : l’espoir de s’en sortir vivants !

Cooper Hoffman livre une prestation réellement crédible, et sa souffrance, tout comme celle des autres (notamment David Jonsson, qui joue McVries), se ressent, et c’est pourquoi ce scénario convainc par-dessus tout. La violence et la souffrance font ici complètement corps, permettant au spectateur un investissement à chaque instant !


UNE DES MEILLEURES SURPRISES DE L’ANNÉE ?


Ce qu’on pensait au départ n’être qu’une adaptation sans âme ni force se révèle être la surprise de l’année (encore une fois, on vous recommande aussi le sublime Life of Chuck, qui n’a pas rencontré son public). Un récit efficace et captivant, qui se ressent presque comme un huis clos extérieur, puisque, après tout, le reste du monde n’est jamais montré, alors qu’il est pourtant question d’une marche suivie par le pays entier (un peu un Truman Show moderne et impitoyable).


Un des films les plus violents de l’année, certainement, mais aussi celui dont la démarche créative retiendra le plus notre attention. Francis Lawrence, qui s’en sortait très bien avec Hunger Games, propose une réalisation à la hauteur de ses héros avec des plans-séquences très réussis.

On espère que Running Man, la prochaine adaptation de Stephen King par Edgar Wright, prévue pour le mois prochain, sera à la hauteur.

Pour l’instant, ne loupez pas Marche ou Crève !


Le film est actuellement disponible en salles


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