Steven Spielberg et la science-fiction
- Thibault Jeanroy

- 9 juin
- 6 min de lecture

Après une longue, (trop longue) attente, depuis 2023, et sa dernière oeuvre auto-biographique, le nouveau film très attendu de Steven Spielberg sort sur les grands du monde entier cette semaine. Disclosure Day, un film qui devrait nous apporter un certain savoir...
Un évenement particulier pour le monde du cinéma, puisqu'il s'agit d'un retour aux sources pour le réalisateur notoire de quelque'uns des plus grands classiques de la pop culture, en effet la papa de Jurassic Park, et E.T revient avec un film d'extraterrestres.
Un film qui confronte visiblement le monde à la question scientifique la plus débattu, existe-il une autre forme de vie dans la galaxie?
On aura l'occasion de détailler ça plus bas évidemment, mais Spielberg et les êtres venus d'ailleurs c'est une histoire d'amour qui fait vibrer les salles du monde entier depuis plusieurs décennies évidemment.
Vous l'aurez compris aujoud'hui on va aborder quelques segments de la filmographie d'un des plus grands metteurs en scène et conteurs d'histoires du cinéma... Cela nous emmène à la question suivante, Spielberg a t'il déjà fait un mauvais film?
PARLER D’ÉCHECS AVEC SPIELBERG ?
Par où commencer quand on touche à l’un des meilleurs metteurs en scène de l’histoire du Nouvel Hollywood ? Un nom comme Steven Spielberg est difficilement abordable. Pourquoi ? 35 films à son actif, et parmi tous ceux là ? Aucune faute de parcours ou presque ! On ne peut pas ignorer ses divagations artistiques avec 1941 qui fût une tentative trop pop et bordélique pour parler de la première Guerre Mondiale, mais il réussira bien plus tard avec Il faut sauver le soldat Ryan, donc échec effacé ! Évitons aussi d’évoquer le quatrième volet Indiana Jones, ou l’opus tabou qui s’est fortement mal placé après La Dernière Croisade, considéré lui comme un des meilleurs. Vous l’aurez compris, peu d’échecs vraiment notables qu’un Jurassic Park ou Les Dents de la mer ne sauraient faire oublier.
LE MAÎTRE SE FROTTE À L’HISTOIRE
Mais le maître qu’est Spielberg a toujours su faire preuve d’un savoir faire unique pour proposer au monde les plus grands moments de cinéma. Mais pas seulement du grand spectacle et du divertissement, mais aussi du cinéma plus « historique » qui parle des évènements les plus marquants de la culture américaine et des problèmes qui l’ont traversée. Comme avec Amistad, La Couleur pourpre et Lincoln, et des plus grands conflits internationaux et guerres mondiales avec La Liste de Schindler, Il faut sauver le soldat Ryan, Munich, Cheval de guerre ou encore Pentagon Papers, car oui Spielberg peut aussi faire du thriller politique et ça lui réussit !

« LES COMÉDIES » ET FILMS PLUS SOFT
En dehors du grand divertissement -qui comprend aussi la SF- et du drame, et même de l’horreur, la comédie a souvent été au centre de ses films et toujours avec d’excellents scénarios. On pense notamment à The Terminal (adapté d’une histoire vraie) dans lequel l’excellent Tom Hanks joue un immigré contraint de séjourner à long terme dans un aéroport suite à un conflit national qui vient d’éclater dans son pays.
Toujours sur un registre assez soft mais plus sérieux, Arrête-moi si tu peux dans lequel Hanks est à la poursuite de l’escroc en série Frank Abagnale Jr. qui a choisi la falsification des chèques pour gagner sa vie, un jeu du chat et de la souris dont on ne se lasse pas !
LE PLUS GRAND PARMI LES MEILLEURS

Mais il est temps de revenir à l’un des plus grands films de l’auteur, La Guerre des mondes. Sorti en 2005 entre Le Terminal et Munich, le film constitue la deuxième adaptation cinématographique du roman de H.G. Wells publié en 1898.
L’intrigue se concentre sur Ray Ferrier un ouvrier de Brooklyn qui assure difficilement ses responsabilités de père de famille envers ses deux enfants Rachel et Robbie. Il entre d’ailleurs souvent en conflit avec ce dernier, un adolescent en pleine rébellion qui néglige autant sa scolarité que Ray son rôle de parent.
Cependant lorsque des machines d’origine inconnue nommées tripodes surgissent de ciel et terre pour envahir la planète en causant d’importants dégâts matériaux un peu partout, Ray doit prendre en main la vie de ses enfants pour les ramener à son ex compagne enceinte de son nouveau fiancé.
LA FAMILLE, LE THÈME PREMIER DE SPIELBERG
Avant que tout drame ne se produise, Spielberg prend le temps de tout mettre en place. Les rapports entre Ray et son ex femme, leurs enfants, on passe quelques minutes avec eux dans un esprit « familial » avant de découvrir que des choses étranges se produisent au dehors. La famille est un des premiers thèmes qui revient dans la filmographie de Spielberg, on retrouve toujours une certaine tension (naissante ou déjà bien installée) dans les familles qu’il met en scène.
Comme il le raconte de manière fictive (mais très inspirée de sa propre histoire) dans son nouveau film The Fabelmans, le divorce de ses parents a forgé la personne qu’il est devenue et façonné les personnages qu’il a écrit tout au long de sa carrière. Le personnage joué par Tom Cruise se heurte à l’attitude de son fils à son égard et les deux auront bien du mal à communiquer durant leur course contre la monstre pour échapper aux machines.
UN FILM COMPLÉMENTAIRE AUX PRÉCÉDENTS ?
La Guerre des mondes est le troisième film dans lequel Spielberg fait se rencontrer humains et extraterrestres, après Rencontres du troisième type en 1977, et E.T l’extra-terrestre en 1982.
Cependant le film de 2005 est le premier des trois où les êtres venus d’ailleurs envahissent et causent une véritable apocalypse sur Terre.
Dans les deux premiers il est plutôt question que les deux espèces se rencontrent, et se lient et non s’affrontent et se tuent.
Voilà une manière pour le réalisateur de se renouveler dans un genre qu’il a déjà exploré.
L’APOCALYPSE CHEZ SPIELBERG

C’est aussi la première fois que Spielberg filme des catastrophes de grande envergure, lui qui s’est toujours montré terre à terre même avec ses plans et séquences spectaculaires dans A.I Intelligence artificielle, Minority Report ou encore les quatre Indiana Jones, où les personnages sont témoins d’actions à couper le souffle. Il aime le grandiose et voilà qu’il met en scène des ponts et des habitations qui s’écroulent.
Tandis que Cruise prend le volant d’une camionnette, les machines réduisent humains et maisons en cendres en arrière-plan. Ces plans témoignent d’une maîtrise totale de Spielberg, les larmes nous échappent presque tant le cinéma qui habite chaque scène est grand.
On pense aussi à la caméra qui tourne autour de la voiture tandis que tout le monde s’emballe à l’intérieur alors qu’ils fuient le carnage qui les poursuit, et que c’est la panique au dehors.
ENTRE SF, DRAME, FANTASTIQUE ET FILM CATASTROPHE…
Spielberg se ballade un peu dans tous les genres et ne se loupe dans aucun, c’est même l’inverse ! Il redouble d’un savoir faire qui nous laisse bouche bée.
L’entrée en scène de Tim Robbins fait naître un suspense malaisant, et on en arrive même à la violence.
La Guerre des mondes, entre son grand spectacle filmé avec des proportions démesurées, et la tension globale qui gravite autour, se révèle être un « blockbuster » d’une rare qualité qu’on retrouve difficilement aujourd’hui. Certains se contentent de divertir comme le demande le cahier des charges, d’autres mettent la barre plus haute, mais rien n’est vraiment supérieur aux images de ce choc cinématographique.

SON DERNIER GRAND FILM ?
Le cinéaste lui même a difficilement atteint sa propre maestria par la suite, les deux derniers qui peuvent prétendre être de ce gabarit sont Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne et sa plongée pop dans le monde virtuelle de l’Oasis avec Ready Player One.
Et on reconnaît bien plus qu’un immense charme à sa réadaptation de West Side Story.
De bien des manières et avec bien des genres Spielberg n’a jamais perdu la main et il est certain qu’il n’a pas finit de nous épater avec un cinéma toujours plus beau et toujours plus fort. Comme il l'a démontré avec The Fabelmans où il laisse sa pellicule s’exprimer à la moindre occasion et rend un véritable hommage à cet art qu’il a lui même façonné au fil des années.
Et on risque de reprendre un sacré morceau de cinéma, dès ce Mercredi avec son nouveau film de science-fiction, Disclosure Day qui signe son grand retour aux films d'extraterrestres...Dire qu'on a hâte est une chose modéré.
On se dis à dans quelques jour pour une critique avec la rédaction ?




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