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FESTIVAL DE CANNES 2026-Les Films qu'on a vu

  • Photo du rédacteur: Thibault Jeanroy
    Thibault Jeanroy
  • 31 mai
  • 10 min de lecture
La magnifique affiche de la 79ème édition reprenant une scène iconique de Thelma et Louise
La magnifique affiche de la 79ème édition reprenant une scène iconique de Thelma et Louise

La 79ème édition du Festival de Cannes, s'est achevée depuis une semaine, il est donc temps pour Lumière qui était présent durant quelques jours sur la croisette de rendre compte des quelques films qu'il a vu....Ne figurera pas dans cette liste, la Palme d'Or 2026, Fjord, mais tout de même quelques films de la Compétition Officielle, et d'autres de la Quinzaine des Réalisateurs ...Ainsi que le film d'ouverture du début de Festival


LA VENUS ELECTRIQUE de Pierre Salvadori

Coup de foudre clinquant ou désillusion spectaculaire ?


La sublime Anaïs Demoustier devient ici à la fois la muse de Pio Marmaï, et celle de Pierre Salvadori
La sublime Anaïs Demoustier devient ici à la fois la muse de Pio Marmaï, et celle de Pierre Salvadori

UN TABLEAU À L’ESTHÉTIQUE CLINQUANTE, MAIS ÉLECTRISANTE


Nous avons eu un certain plaisir à retrouver dans La Vénus électrique une colorimétrie picturale, similaire à celle qui nous avait séduits dans La Venue de l’avenir de Cédric Klapisch, sorti il y a déjà un an.


La Vénus électrique est un tableau qui semble avoir été peint par Antoine Balestero en personne, selon les consignes de son défunt amour, Irène. La vivacité des couleurs confère au film une esthétique singulière. L’image aurait peut-être gagné à être légèrement bruitée afin de développer davantage l’esthétique rétro du film. Son aspect presque trop lisse nuit en effet, dans une certaine mesure, à la reconstitution historique. Il s’agit néanmoins d’une volonté artistique assumée, et l’on comprend sans mal pourquoi le réalisateur n’a pas fait ce choix.


Puisque nous abordons la question de la reconstitution, nous nous devons également de féliciter le soin apporté aux costumes. La cape de la Vénus électrique, en particulier, est dotée d’une élégance intéressante qui correspond à merveille au caractère charmeur et quelque peu caricatural du personnage qui la porte.


Virginie Montel, costumière de plusieurs films de Matthieu Kassovitz et Jacques Audiard, dont l’honorable Emilia Pérez, a une nouvelle fois su démontrer l’étendue de son talent. On notera également la qualité du travail effectué autour de la profondeur de champ.

Finalement, La Vénus électrique est un titre qui sied à merveille à ce film à l’esthétique à la fois moderne et picturale.


Pio Marmai et Gilles Lellouche, La Venus éléctrique
Pio Marmai et Gilles Lellouche, La Venus éléctrique @PierreSalvadori

UNE EXPOSITION THÉÂTRALE TANTÔT VIEILLOTTE, TANTÔT PUÉRILE


La narration de La Vénus électrique possède presque une construction théâtrale, de par ses dialogues éloquents et ses personnages tout droit sortis d'une comédie.

Chaque révélation tend à être annoncée comme un coup de théâtre, mais s’avère finalement assez prévisible.

Le film souffre également de la volonté de Pierre Salvadori de constamment tout expliciter, ce qui empêche le spectateur de réfléchir ou d’interpréter les événements par lui-même. Nous sommes comme condamnés à notre position de spectateurs, sans jamais pouvoir devenir acteurs de la narration.

La piètre scène de clôture du film enfonce définitivement le couteau dans la plaie. Une happy end dénuée de toute crédibilité laisse un goût amer, malgré le genre comique dans lequel le film s’inscrit.


UNE GALERIE DE CROÛTES GOUACHÉES PAR UN MANQUE DE DIVERSITÉ


Une fois encore, Pierre Salvadori met en scène des personnages tous plus imparfaits les uns que les autres. Sans construire un fiasco choral où des thématiques inachevées seraient servies à tire-larigot, il esquisse assez intelligemment le portrait de chacun d’eux.


Chaque personnage évolue au fil du récit, apportant au long-métrage un certain dynamisme ainsi qu’une forme de crédibilité. En effet, là où les personnages incarnés par Pio Marmaï et Vimala Pons semblent plus sympathiques au départ — bien qu’un peu tournés en ridicule dans le cas de Pio Marmaï — ceux interprétés par Anaïs Demoustier et Gilles Lellouche apparaissent davantage marqués par leur avidité.

Néanmoins, au fil du récit, les personnages semblent évoluer à contre-sens. Le personnage d’Anaïs Demoustier, d’abord manipulatrice, devient touchante par sa naïveté.


Elle est également rendue assez pathétique par l’amour soudain qu’elle éprouve pour le personnage de Pio Marmaï. Incohérence narrative ou intention scénaristique ? À chacun d’en juger. Une chose est sûre : cela sied plutôt bien au personnage.

À l’inverse, Pio Marmaï et Vimala Pons nous révèlent progressivement leurs erreurs et leurs moments d’égarement. Gilles Lellouche est probablement le seul à ne jamais véritablement bénéficier d’une zone de lumière ; ce sont finalement sa sincérité et sa douleur qui l’innocentent quelque peu.


Le film demeure donc intéressant et ses personnages relativement malléables. On peut toutefois reprocher à Pierre Salvadori sa manière de forcer légèrement l’émotion. Certes, le film ne bascule jamais totalement dans le mélodrame, ce qui est tout à fait honorable, mais l’on se sent presque contraints de pardonner les erreurs de ses personnages.

De plus, si leur évolution à contre-sens semblait promettre une certaine singularité, leurs zones d’ombre s’avèrent finalement assez similaires. Seule la Vénus électrique parvient réellement à se détacher du lot.


Par Gaspard Flory


Actuellement en salles


LE VERTIGE DE QUENTIN DUPIEUX


Alain Chabat et Jonathan Coen, Le Vertige, @QuentinDupieux
Alain Chabat et Jonathan Coen, Le Vertige, @QuentinDupieux

Quentin Dupieux touche à l'animation, ça promettait un exercice intéressant pour le réalisateur de Réalité, où Yannick, où Rubber,Fumer Fait Tousser (et beaucoup d'autres).


Puis on a vu les premières images, et effectivement on a été pris d'un sacré vertige!

Une animation rappellant certains jeux-vidéos de l'époque, mais qui rend terriblement mal sur grand écran, un humour lourd et redondant, et une intrigue qui bien du mal à se lancer.


Dupieux qui a proposé un doublé lors de cette édition cannoise, avec à côté Full Phil (avec Kirsten Stewart et Woody Harrelson ), propose ici sa comédie la plus désagréable et inintéréssante.

Rien ne fait mouche (pourtant il s'y connait en insectes ayant réalisé Mandibules ), tout parait souligné et exagéré, mais le très prolifique Dupieux semble ne pas accorder beaucoup d'importance à ce qu'on pourrait penser où comprendre de ses films


En salles le 10 Juin 2026


THE MAN IS LOVE IRA SACHS


Rami Malek, The Man Is Love @IraSachs
Rami Malek, The Man Is Love @IraSachs

New-York durant les années 50, un jeune artiste à l'aube de la mort, s'abandonne à l'amour, au sexe et à la création musicale.


C'est à peu près comme ça qu'on pourrait résumer ce nouveau Ira Sachs, film qui figurait en compétition officielle, le réalisateur de Frankie, où encore Love Is Strange, revient avec ce film à l'excellente saveur des années 50, entre amour, tristesse, et symphonies douces.


Sans dire qu'il s'agit d'un coup de coeur, The Man Is Love, est une proposition charmante, envoutante même, qui plonge avec avidité dans la vie de ce chanteur de jazz éperdu, magnifiquement interpréter par Rami Malek. Le personnage séduit de part sa fibre artistique et homosexuelle.


Il n'était pas le seul film de la compétition à valoriser une histoire LGBT, le sublime Coward (qu'on évoque plus bas) de Lukas Dhont avait cette même intention, sans toutefois avoir la même approche.


Pas de date de sortie...


LES HISTOIRES DE LA NUIT DE LEA MYSIUS


Hafzia Herzi, les Histoires de la Nuit @LéaMysius
Hafzia Herzi, les Histoires de la Nuit @LéaMysius

On avaient beaucoup apprécié les Cinq Diables en 2022, et on se hâtait de suivre le travail de Léa Mysius pour la suite!

C'est donc dans cette optique, qu'on a découvert en exclusivité, ce thriller localisé en pleine campagne, les Histoires de la Nuit adapté du roman éponyme de Laurent Mauvignier, porté notamment par Hafzia Herzi, Bastien Bouillon, où encore Benoit Magimel.


Conçu comme un huit-clos, le temps d'une soirée, Thomas prépare l'anniversaire de sa compagne, Nora, mais la soirée prend un autre tournant, quand le passé de cette dernière refait surface, venant reclamer le pardon .


Un thriller qui coche toutes les cases de son cahier des charges entre un suspens qui s'installe automatiquement, les questions qui restent sans réponses (même si on les devine), mais avance difficillement, pourquoi ? Du déjà trop vu probablement, des éléments qui interviennent comme un cheveu sur la soupe, des facilités, Bastien Bouillon qui propose une fois de plus la même façon de jouer, Magimel dont le personnage est un cliché du méchant résurgi du passé, seules Hafisia Herzi et Monica Bellucci tirent leur épingles du jeu.


On ne jugera pas l'adaptation, mais bien le film en lui-même!


En salles le 16 Septembre prochain


HISTOIRES PARALLELES DE ASGAR FARHADI


Adam Bessa, Viriginie Efira, Histoires Parallèles @AsgarFaradhi
Adam Bessa, Viriginie Efira, Histoires Parallèles @AsgarFaradhi

Pour la seconde fois, le réalisateur de La Separation et Everybody Knows pose ses caméras en France après Le Passé en 2013, et plus précisément à Paris, pour un film français composé d’un casting d’exception, de Isabelle Huppert à Vincent Cassel, en passant par la nouvelle génération représentée par Adam Bessa.


Histoires Parallèles, c’est la simple mais fascinante histoire d’une écrivaine, Sylvie, qui nourrit ses récits de sa propre réalité et tire ses propres conclusions de ce qu’elle observe chez ses voisins d’en face afin d’en faire un triangle amoureux dépassant complètement le factuel.

Quand une histoire s’écrit dans celle qui existe déjà, qu’elle finit même par prendre sa place et proposer des rebondissements qui la dépassent, c’est là qu’elle réussit son coup. Cette écrivaine aigrie et recluse, jouée par Isabelle Huppert, est un personnage relevant du mystère, d’une fragilité inavouée, et bien sûr, l’impassibilité constante d’Huppert la rend à la fois drôle et complètement juste.


C’est d’ailleurs ce qui fonctionne avec le silence de son assistant, joué par Adam Bessa, qui, par la suite, séduit par la plume de son hôte, entreprendra d’aller plus loin, jusqu’à lui usurper son travail auprès de Nita, l’une des femmes dont s’est inspirée Sylvie, faisant basculer ce drame existentiel en thriller parisien presque palpitant.

Quand tout commence à devenir trop concret d’un côté comme de l’autre, tout s’emballe, et ces histoires parallèles forment une tension grandissante qui devient le point le plus abouti du scénario, grâce à l’écriture fluide d’Asghar Farhadi et aux performances de Virginie Efira, Vincent Cassel et Pierre Niney, qui se voient chacun basculer dans le doute, l’appréhension et la paranoïa.


La dernière demi-heure monte en tension, s’appuyant uniquement sur le croisement de tous ces personnages pour dépasser les frontières de l’imaginaire, jusqu’à une scène finale intelligemment frustrante… On aime ce type de cliffhanger…..


Actuellement en salles...


L'INCONNUE DE ARTHUR HARARI


Léa Seydoux, L'Inconnue @ArthurHarari
Léa Seydoux, L'Inconnue @ArthurHarari

ARTHUR HARARI, UN CINÉMA POLYVALENT ET SINGULIER


Qu’on était intrigués de retrouver Arthur Harari aux manettes d’un nouveau film ! Après les succès de Onoda: 10,000 Nights in the Jungle et Anatomy of a Fall en 2023 (qu’il a respectivement réalisé et coécrit avec Justine Triet).

Un thriller coécrit avec son frère Lucas Harari, basé sur Le Cas David Zimmerman, la BD qu’ils ont coécrite ensemble. L’histoire, pour le moins intrigante, est celle de David, un photographe reclus, qui, lors d’une soirée, rencontre une femme avec qui il fait l’amour, et ce rapport va provoquer un échange de corps.


Notre première impression en sortie de salle ? Est-ce qu’on est bien certains d’avoir tout compris ? Est-ce notre attention qui n’a pas tenu bon ? Quel genre de film est-ce exactement ? Oui, pas mal d’interrogations, d’incertitudes. Avant de rédiger ces lignes, on s’est réfugiés dans le doute, puis on s’est attelés à la tâche de poser quelques mots dessus…. Heureusement que la critique cinéma existe finalement : elle nous empêche d’oublier, elle nous permet de douter, de revenir sur un sujet comme celui-ci, plutôt difficile.


Arthur Harari convoque à peu de choses près le body horror à travers un OVNI expérimental qui se range aussi dans le thriller. Les corps se mélangent, se cherchent, essayent de se souvenir. L’Inconnue est une quête en continu à la recherche de soi-même. On s’y perd, mais la fascination prend le dessus. Oui, étrangement, le scénario ne laisse pas indifférent. Sa construction est silencieuse, mais tout s’imbrique sans problème, comme un puzzle complexe dont toutes les pièces finissent rapidement par trouver leur place.


Presque terrifiant par moments, mais toujours sur un seuil troublant, notamment grâce à Niels Schneider, qui incarne un personnage quasi muet et mystérieux, rendant l’acteur méconnaissable. Justement, telle est la thématique de notre sujet : ne plus se reconnaître. Les protagonistes sont à la recherche de leur propre corps tout en cherchant la source de ce phénomène inexpliqué. Une sorte de métaphore de la schizophrénie.


Arthur Harari signe un thriller très singulier et cérébral qui fait de lui un auteur capable de se réinventer avec polyvalence, allant du drame politique au film de procès, jusqu’à quelque chose de plus intérieur et obscur. L’Inconnue est en soi une expérience, un futur cas d’étude, le genre de film sur lequel on ne peut poser que des qualificatifs en vrac en sortant de séance. Ce genre de film qui nous remue l’esprit pendant des heures…


En salles le 26 Aout prochain


COWARD DE LUKAS DHONT


Coward @LukasDhont
Coward @LukasDhont

LUKAS DHONT, CELUI QUI FILME LA SENSIBILITÉ CHEZ LES HOMMES


On est conquis par le nouveau film de Lukas Dhont, ce cinéaste au cœur tendre qui aime filmer des personnages tendres, affectueux, mais aussi troublés, perdus, qui se laissent aller à des moments d’abandon de soi-même, parce que finalement, la vie, c’est aussi s’abandonner à l’inattendu.

Déjà Close en 2022 en avait laissé plus d’un le cœur brisé. Ce Grand Prix cannois met en scène deux jeunes préadolescents dont la très forte complicité fait jaser autour d’eux, bien qu’ils se jurent eux-mêmes s’aimer comme des frères. Le doute est finalement permis… Et comment oublier le sublime et bouleversant Girl en 2018, qui avait obtenu la Queer Palm ?


Avec Coward, Dhont met la tension un cran au-dessus. Pierre défend son pays au front durant la Seconde Guerre mondiale, aux côtés de ses camarades soldats. Et c’est au milieu de toute cette souffrance et de ce chaos qu’il va rencontrer Francis, jeune metteur en scène d’une troupe de théâtre. Leurs regards vont se croiser, faisant rapidement naître une histoire charnelle.


Pas de Palme d’Or, mais un prix d’interprétation masculine pour les formidables Emmanuel Macchia et Valentin Campagne, dont l’alchimie électrique à l’écran donne au long-métrage toute sa grâce et tout son charme. On le disait plus haut, mais c’est ce qui rend le cinéma de Lukas Dhont si fort : sa passion pour les âmes éperdues, pour saisir l’essence d’un regard réciproque, pour les passions naissantes, pour les mains qui se frôlent. Et dans un film où la main est un outil de violence, rien n’a plus de sens que cette opposition.


Par ailleurs, avec Coward, Dhont confirme qu’il aime travailler la masculinité comme aucun autre. Le personnage de Francis disparaît dans des costumes féminins qui le rendent flamboyant, et Pierre succombe rapidement à ce charme singulier, à l’aura de cet artiste qui le distrait entre deux bombardements. On n’échappe pas aux gros plans sur les biceps du jeune soldat, mais cela ne prône jamais l’archétype du soldat viril et violent. Ce n’est pas ce que le film veut dire. Son scénario encourage l’amour entre les deux hommes, sans jamais que rien ne les oppose. Si dans Close tout reposait sur une ambiguïté qui finissait par séparer les deux jeunes garçons, ici les sentiments qu’ils nouent deviennent un refuge face à la guerre.


Oui, la Seconde Guerre mondiale n’est qu’une toile de fond, et l’on reste assez loin des tranchées. Les horreurs de cette confrontation mondiale qui a ébranlé la période de 1939 à 1945 ne sont pas le sujet le plus important. On aperçoit ceux qui s’y dévouent, les blessés et ceux qui commandent, mais ce n’est finalement que pour pousser notre héros à détourner le regard de cette vision atroce afin de retourner vers un calme meilleur.


Sortir de Coward, c’est aussi avoir envie de se retrouver, de mieux s’aimer, de mieux apprécier autrui. C’est également constater que l’amour entre deux personnes du même sexe, aujourd’hui, peut se vivre naturellement, sans besoin d’y apposer des étiquettes et des mots trop évidents, parce que tout se fait ici avec évidence, sans murmures ni questionnements, avec une telle délicatesse que l’on est rapidement touché par ce spectacle si fusionnel.

Autant d’émois que dans le cinéma de Xavier Dolan, mais davantage de pudeur, comme dans les films de François Ozon. On se balade ainsi à mi-chemin entre deux cinémas qui ont souvent parlé d’homosexualité sans tabous ni jugements virilistes, simplement avec beauté et évidence.


Pas encore de date de sortie


Pour ce qui est des films que nous n'avons pas encore pu voir, Hope Na Hong-jin, Soudain de Hamaguchi, Paper Tiger de James Gray où encore Garance de Jeanne Henry .....


Les mois à venir vont êtres très chargées

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