top of page

Les Enfants Vont bien- le drame affirmé de Nathan Ambrosioni

  • Photo du rédacteur: Thibault Jeanroy
    Thibault Jeanroy
  • 30 nov. 2025
  • 2 min de lecture
Camille Cottin femme forte pour la seconde fois chez Nathan Ambrosioni
Camille Cottin femme forte pour la seconde fois chez Nathan Ambrosioni

Son nom ne fait pas encore briller les yeux de tout le monde, mais le temps fera son œuvre, et surtout la sortie de son nouveau long-métrage, Les Enfants vont bien, dans lequel Camille Cottin donne vie à une bourreau de travail dont la vie ne laisse pas forcément la place à des enfants, et qui va se retrouver du jour au lendemain avec les deux enfants de sa sœur, disparue dans la nature sans donner plus d’explications.


LE DRAME FAMILIAL, THÈME CENTRAL CHEZ AMBROSIONI


Un nouveau long-métrage assez poignant qui traite d’un sujet rarement aperçu à l’écran : la disparition soudaine d’une tutrice qui délègue alors volontairement l’autorité parentale à une proche.

Plus ou moins dans la même lignée que son précédent film, Toni en famille, dont Camille Cottin était déjà l’héroïne, sauf que c’était elle la mère de famille ! Ici, rôle différent, mais performance pas moins bouleversante ! Une présence authentique, mêlée à une palette de jeu incroyable ! Et que dire des deux jeunes enfants qui lui donnent la réplique (Manoa Varvat et Nina Birman), qui sont au plus juste dans leurs réactions et agissements.


LA BARRE AU-DESSUS POUR CE NOUVEAU LONG-MÉTRAGE


Une comédie dramatique qui va crescendo, qui prend grand soin de faire interagir entre eux chaque membre de cette équipe soudée, et de mettre l’accent sur la manière dont chacun agit ! Ambrosioni ne s’arrête pas à la direction d’acteurs : les plans dans lesquels il fait vivre son univers et ses protagonistes sont davantage travaillés pour rendre ce récit plus réel.


ET AUSSI QUELQUES INFLUENCES NOTABLES…


Son étalonnage est aussi plus élaboré, lui-même inspiré par des films comme Kramer contre Kramer. Le drame porté par Dustin Hoffman et Meryl Streep parle d’une mère qui délègue ses responsabilités parentales à son mari, ce qui bouleverse son quotidien et celui de leur enfant.


Sauf que dans le film de 1979, le départ n’est pas sans retour, alors que dans le film de Nathan Ambrosioni, ce dernier fait planer le mystère sur le retour de la mère jusqu’à la dernière minute ! Cette nuance de suspense apporte un véritable enjeu à l’histoire.Le réalisateur cite aussi Kore-Eda comme influence majeure.

Les Enfants vont bien s’impose comme un nouveau style de comédie dramatique, finement écrit, qui paraît si ancré dans la réalité, et pourtant, son réalisateur a bien dessiné les contours d’un univers qui lui est propre et qui nous touche humainement.

Un drame qui dépasse émotionnellement et artistiquement ses précédents travaux, et impose son auteur comme un artiste pertinent, en quête d’authenticité et de vérité, mais qui compose surtout des personnages saisissants, en parfaite symbiose avec son cinéma.


Le film sort en salles ce Mercredi


Voir la bande-annonce



Commentaires


Post: Blog2_Post

© 2024 / L U M I È R E

bottom of page