top of page

Scream 7- Celui qui use ses dernières ressources

  • Photo du rédacteur: Thibault Jeanroy
    Thibault Jeanroy
  • 4 mars
  • 3 min de lecture
Neve Campbell et Courteney Cox dans le septième volet
Neve Campbell et Courteney Cox dans le septième volet

Si on avait encore un doute sur l’épuisement de la franchise Scream, ce septième volet est là pour confirmer qu’il serait grand temps de la laisser tranquille.

Si le précédent volet qui se déroulait à New York avait quelques bonnes idées pour poursuivre l’histoire entamée avec la nouvelle génération, ce nouveau film, qui pioche désespérément dans le passé pour faire perdurer la saga de Wes Craven, rame explicitement.


OÙ EN SOMMES-NOUS EXACTEMENT ?


Le pitch se résume très rapidement : nous retrouvons Sidney Prescott qui essaie en vain de protéger sa vie, Tatum, d’un passé qui ne cesse de la rattraper, mais évidemment ce rôle de mère badass surprotectrice (qui rappelle beaucoup trop celui de Jamie Lee Curtis dans les derniers films Halloween) devra refaire de la place à la badass girl, lorsqu’un certain Ghostface refait surface et frappe à nouveau.


Et c’est justement quand on parle d’un « certain Ghostface » que le problème se pointe.

Vous n’êtes pas sans savoir que certains célèbres visages de la franchise, pourtant disparus, ont été annoncés dans ce nouveau film chapeauté par Kevin Williamson, et parmi les vétérans censés avoir passé l’arme à gauche, Matthew Lillard, interprète de Stu Macher, l’un des premiers tueurs avec Skeet Ulrich qui campait Billy Loomis (qui, lui, jouait le père de Samara Carpenter, l’une des héroïnes des deux précédents films, interprétée par Melissa Barrera, depuis congédiée).


Et l’une des grandes questions était justement de savoir par quelle facilité scénaristique il allait revenir ? Et honnêtement, la réponse n’est pas si décevante en fin de compte…


SCREAM, UNE SAGA QUI AVANCE AVEC SON TEMPS…


S’il s’avère que certains retours ne sont au final là que pour critiquer ou commenter les méfaits de l’IA ou de certaines technologies qui menacent le cinéma depuis quelques années maintenant, ce n’est pas autant tiré par les cheveux qu’on aurait pu le penser.

Scream est une franchise qui s’amuse ouvertement à dénoncer la manière dont Hollywood fait évoluer ses franchises les plus populaires, rien de surprenant donc à la voir s’en prendre aussi à la technologie, même si bien sûr l’ensemble du problème (qui est vivant et qui ne l’est pas ?) tire sur la corde…


Et ce dès l’ouverture d’ailleurs, qui nous replace au cœur de la mythique maison du premier volet qui fait office de musée de pèlerinage pour les fans de la franchise Stab (et oui, vous vous souvenez que le scénario de Scream a été adapté dans son propre univers), et rien que cela nous rappelle à quel point Scream joue avec sa propre popularité, ce fameux côté méta qui anime ses dialogues depuis 30 ans maintenant.


Néanmoins ici, la maison est brûlée par un Ghostface fou de rage qui signe des meurtres toujours aussi sanglants.


ET NOS HÉROÏNES ALORS ?


Comme on le disait, concernant Sidney (désormais Evans et non Scott), on repart sur un schéma similaire à celui de Jamie Lee Curtis dans les dernières suites d’Halloween (la Scream Queen traumatisée, qui protège un peu trop sa fille), et hormis le côté cliché et déjà trop vu de ce scénario, le personnage n’a plus tellement de choses à dire, idem pour Gale Weathers, qui d’ailleurs ne fait aucune action notable dans ce septième volet, son personnage n’est là que pour rappeler des événements déjà mille fois répétés, et c’est agaçant d’en revenir toujours aux mêmes points.


Quant à Tatum, l’archétype de l’adolescente qui ne s’entend pas avec sa mère et contredit son éducation, rien de très intéressant non plus.


FINALEMENT…


Finalement Scream 7 défend assez peu de choses, Kevin Williamson semble se battre avec les cadavres du passé et tente le pourtout pour justifier n’importe quel visage familier, et c’est fatiguant.


Et pourtant, les retours de Neve Campbell et compagnie semblent avoir convaincu les amateurs de slashers d’aller en salles, cet énième opus pourtant anecdotique sur globalement tous les points bat des records au box-office et affiche un meilleur démarrage que tous les autres films de la saga…


Pour nous, Scream épisode 7 est un film qui n’arrive guère à se détacher de son héritage et à aller de l’avant, trop attaché à ses figures d’antan, oubliant au passage les nouvelles têtes qui ne reprennent qu’une place secondaire après Sidney, Gale et les autres anciens…

Si les deux précédents opus avaient un aspect inédit et amusant accompagné d’une certaine brutalité, on retombe ici dans un fan service péniblement justifié…

On rigole par moments, mais on tombe dans la prévisibilité comme on retombe dans un vortex nostalgique qui nous fait nous poser la question suivante :

Que va-t-il se passer dans le huitième opus ? Que vont-ils encore nous trouver ?


Le film est actuellement disponible en salles


Voir la bande-annonce




Commentaires


Post: Blog2_Post

© 2024 / L U M I È R E

bottom of page